Culture : l’histoire des appareils auditifs

Nos Audioprothésistes de La Solution Auditive entendent fréquemment la complainte suivante de la part de leurs Patients : « que ces aides auditives sont grosses !!! ». Bien sûr on vous comprend. Juste pour relativiser on vous propose un petit flash-back dans l’histoire de l’audioprothèse.

Tout a commencé avec de simples coquillages ou des cornes de mouton. Il a fallu attendre les années 1750 et le français Claude-Nicolas LE CAT pour équiper les malentendants du premier cornet acoustique à conduction aérienne. Il pouvait amplifier les sons jusqu’à 15 dB. Pas facile à transporter, hein ?

Le premier appareil à conduction osseuse a fait son apparition vers 1880. Son style est très éloigné de celui qu’on peut voir actuellement. Son nom caractérise son emplacement : le dentaphone. En effet, cet objet se plaçait  entre les dents et envoyait le son via la mâchoire en conduction osseuse vers l’oreille interne.

Les appareils auditifs à lampes ou bien électriques au carbone sont arrivés en 1920. Il fallut attendre 9 années supplémentaires avant d’avoir le premier Sonotone, créé par la société du même nom. Ils furent commercialisés de 1929 jusqu’à 2005.

Les appareils mobiles, moins imposants, ont fait leur apparition dans les années 1950. Ils étaient équipés de batteries placées non pas sur l’oreille, comme on les retrouve aujourd’hui, mais directement… dans la poche du pantalon. Pratique, ou pas ? La forme des appareils auditifs a évolué au cours de cette même décennie pour ressembler à celle que l’on connaît aujourd’hui. On pense notamment aux contours d’oreille BTE (Behind The Ear), en 1952, et aux lunettes auditives, en 1954.

Enfin au cours seventies, le premier Intra auriculaire a vu le jour.

En termes de technologie, ils n’étaient que de simples amplificateurs. Leur réglage a été affiné, en 1985, par une dissociation des graves et des aigus. Pour optimiser ces deux canaux de réglage, les Audioprothésistes s’armaient alors…  d’un kit de tournevis !

L’arrivée des microprocesseurs, en 1996,  a permis de perfectionner ces réglages et surtout d’analyser l’environnement sonore du patient. En diminuant les bruits perturbants, le confort dans la compréhension de la parole était accru. Grosse révolution pour les audioprothésistes : finis les tournevis, ouf ! Le numérique est alors entré en jeu : les appareils auditifs se règlent grâce à l’informatique. 

Ensuite, ce ne sont qu’une succession d’innovations technologiques (dont nous ne cessons de vous vanter les mérites !) qui se sont bousculées pour accroître la qualité d’écoute et le fameux esthétique.

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